Aujourd’hui, le temps est une ressource précieuse.
Et pourtant, il se dilapide souvent dans les flots de listes, d’obligations et de pensées que nous accumulons.
Commencer une thérapie, prendre rendez-vous avec un psychologue ou s’engager dans un accompagnement psycho-spirituel demande du temps.
Cela demande un investissement.
Cela demande ce que l’on appelle : un engagement thérapeutique.
Mais engagement à quoi ? À qui ?
D’abord à soi-même.
Faire une thérapie, que ce soit en consultation en ligne ou en présentiel, c’est choisir consciemment de se réserver un temps.
Un espace.
Une heure où l’on décide que ce que l’on porte sur le cœur mérite d’être entendu.
Pour certaines personnes, cela n’est pas simple.
Trouver ce temps.
Honorer le rendez-vous.
Ne pas le laisser se noyer sous d’autres priorités professionnelles ou familiales.
Alors la thérapie devient une question plus profonde :
Où est-ce que je me situe dans ma propre liste de priorités ?
Est-ce que je me fais passer après tout le reste ?
Suis-je prêt(e) à me consacrer une heure par semaine pour prendre soin de moi ?
Est-ce que je me sens légitime d’investir dans un accompagnement psychologique ou psycho-spirituel malgré mes responsabilités ?
S’engager dans une thérapie, c’est parfois revoir tout un système intérieur.
C’est reconnaître que prendre soin de sa santé mentale et émotionnelle n’est pas un luxe.
C’est une responsabilité.
Un engagement envers soi.
Un engagement envers le professionnel qui prend ce temps pour nous recevoir.
Un engagement aussi envers nos proches.
Car travailler sur soi, c’est éclairer des dynamiques invisibles :
des mécanismes de contrôle,
des projections,
des schémas relationnels qui nous empêchent parfois d’être pleinement nous-mêmes.
En prenant soin de nous, nous prenons aussi soin des relations qui nous entourent.
En ce printemps 2026, alors que la lumière revient,
quelles sont nos véritables priorités ?
Pouvons-nous considérer la thérapie comme un engagement essentiel, au même titre qu’un engagement professionnel ou familial ?
Pouvons-nous faire le tri dans ce qui disperse pour laisser plus de place à ce qui construit ?
Au-delà des listes, peut-être pouvons-nous voir ce rendez-vous avec un psychologue non comme une obligation à honorer, mais comme un temps précieux à protéger.
Un acte de fidélité envers soi-même.
Zoé Deleau


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