
Quand la vulnérabilité devient le berceau du sacré
Le temps de l’Avent est le temps de l’attente
le temps de l’espérance
le temps du retour à l’intérieur
à l’intériorité.
C’est la crèche,
le lieu de la vulnérabilité,
où le Très-Haut s’incarne dans le Tout-Petit,
dans le fragile.
Comme l’hiver,
le temps de l’Avent invite à rentrer chez soi,
à rentrer en soi,
à se reconnecter à son espace, sa maison.
À y mettre de la lumière,
ou à attendre cette lumière.
À faire de la place dans son cœur
pour accueillir la douceur.
Recevoir ce don
qui n’a pas d’attentes,
ni contreparties.
Un don gratuit,
venu d’en haut.
Un appel à la transcendance,
au sacré,
contenu dans l’humilité.
Pourquoi Noël est-il une fête si attendue et parfois redoutée ?
Peut-être parce que la nuit est profonde,
et pourtant la lumière jaillit.
Une lumière qui éclaire tout,
sans concessions.
Un appel à l’authenticité dénudée
Un temps de préparation
De contemplation
pour recevoir
la lumière inattendue
pourtant annoncée depuis la nuit des temps.
Noël, c’est le don.
L’espoir que tout peut changer.
L’espérance d’une attente porteuse,
d’une gestation au-delà du visible,
germe d’une nouvelle naissance.
Une renaissance
même dans la pauvreté,
même dans la vulnérabilité,
comme ce nourrisson
déposé sur la paille d’une étable.
L’Avent est aussi le temps
de se reconnecter à soi.
De faire de la place.
Pourquoi ne pas trier, ranger, donner, abandonner ?
Pourquoi ne pas nettoyer aussi son téléphone,
ses vieilles photos,
tout ce qui encombre ?
À mesure que l’on met les décorations,
on peut laisser monter cette question :
qu’est-ce qui doit partir
pour que la lumière puisse entrer ?
Peut-être que le temps de l’Avent
est le temps de se remettre en avant,
de faire de la place en soi
pour accueillir la lumière.


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